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LE SAVIEZ-VOUS (01/10/2020)

Petite question simple : pourquoi cligne-t-on des yeux ?

La plupart des gens répondent que cela permet de les humidifier, de les lubrifier et d’éviter qu’ils ne se dessèchent. Certes, mais un fait troublant demeure : la fréquence des battements de paupières est nettement supérieure à celle qui serait nécessaire pour humidifier les yeux. Or, des neuroscientifiques de l’Université d’Osaka ont récemment découvert que le clignement permettrait au cerveau de se reposer.

Nous clignerions donc des yeux pour reposer temporairement notre attention, pour ne pas rester cramponnés tout le temps à une pensée, une conversation ou une tâche, ce qui épuise les ressources du cerveau.

Ce qui entraîne la conséquence suivante : dans les situations où nous devons maintenir notre attention à un niveau très élevé et de façon prolongée, nous avons tendance à battre moins des paupières. Ainsi, le psychologue Albert Vrij, de l’Université d’Amsterdam, a travaillé avec les services de police et a constaté que les suspects clignent moins des yeux quand ils mentent, car ils sont intensément concentrés. En revanche, une fois le mensonge terminé, on n’observe que la fréquence des battements de paupières double. L’attention se relâche, elle a besoin de se reposer, et cela passe par un clignement des yeux.

Le battement de paupières, geste automatique et tellement banal qu'on n'y prête plus attention, aurait ainsi un effet régulateur de... l'attention. Concrètement, lorsque notre cerveau repère des moments où son attention est moins nécessaire (lors d'une conversation, d'une tâche, etc.), il commanderait automatiquement un battement de paupières qui permettrait en quelque sorte de passer un coup d'éponge sur le tableau noir de la conscience, pour le remettre à zéro, ou du moins le « recharger ».

C'est ainsi qu'il y a quelques années, Tamami Nakano avait déjà découvert que, lorsque plusieurs personnes regardent un film, leurs battements de paupières se synchronisent. Elles clignent des yeux au moment où le film requiert le moins d’attention. Puis, dès que l'intrigue recquiert à nouveau toute l'attention du spectateur, les yeux clignent moins.

En conclusion, observez avec soin les battements de paupières de vos interlocuteurs: ils vous renseigneront en un clin d'œil sur leur degré d'attention.

 

LE SAVIEZ- VOUS ( 01/09/2020)

Demain, reprise des cours en présentiel et bien sur respect de la distance personnelle.
C’est sacré ! Bien avant la COVID 19. Quand un malotru fait irruption dans notre bulle personnelle, des neurones sentinelles s’allument dans notre cerveau. Sus à l’intrus !
 
DES HIRONDELLES ESPACÉES SUR LE FIL ÉLECTRIQUE
hiron
 
Le zoologiste suisse, Heini HEDIGER (1908-1992), a remarqué que des espèces animales maintiennent toujours une « distance personnelle » autour d’eux, même avec leurs pairs ; par exemple, les hirondelles se posent sur une ligne électrique à intervalles réguliers les unes par rapport aux autres. Et si un congénère pénètre dans cette zone invisible, il déclenche parfois un combat…
 
Quelques années plus tard, l’anthropologue américain Edward T. Hall (1914-2009) transférait ces découvertes à l’être humain en proposant la théorie de la proxémie, à l’occasion de la sortie de son ouvrage en 1966, La Dimension cachée. Selon lui, la distance que les gens maintiennent entre eux est un moyen de communication non verbale qui dépend, entre autres, de leur proximité familiale, amicale…) et de la culture dans laquelle ils vivent.

Hall a distingué quatre zones de contact interpersonnel : les distances publique, sociale, personnelle et intime (voir l’encadré page ci-contre). Par Anna LORENZEN, docteure en neurosciences et journaliste à Gehirn & Geist. Extrait

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